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D' Aubigneé, Theodore-Agrippa - 01 LIVRE I — MISERES

Identifier

028940

Type of Spiritual Experience

Background

A description of the experience

LIVRE I. — MISERES.

LE poëte annonce qu’il va, comme Annibal, porter la guerre à Rome. Il sait quels périls il affronte en passant le Rubicon. Se plaçant sous la protection du Tout-Puissant, il lui demande secours et inspiration. Il a dit adieu aux chants d’amour de sa jeunesse; un autre feu l’enflamme : l’amour de sa malheureuse patrie. — Tableau des misères de la France noyée dans son sang. C’est une mère épuisée par ses nourrissons et sur le sein de laquelle s’égorgent ses propres enfants. Exaction des financiers et justiciers. Tyrannie des rois, qui se font les loups dévorants du troupeau dont ils devraient toujours être les bons bergers : ils sont de véritables fléaux de Dieu. Énumération des crimes et des maux qui émanent d’eux. La terre répudie les grands et leur malfaisante influence ; elle reconnaît les petits comme ses enfants et leur adresse ses consolations. A quelles misères ceux-ci sont en proie par le fait de ceux-là ! — Le poëte retrace les tragiques et hideux spectacles, les épisodes effroyables dont ses yeux furent témoins au milieu des guerres civiles : la désolation des campagnes, les horreurs du meurtre et celles de la famine. — Se tournant vers le roi de Navarre, il le conjure de remédier aux malheurs de la France, de panser ses blessures, lorsqu’il régnera sur elle. — Appels réitérés en faveur de cet infortuné pays, réduit au désespoir. — Les calamités qui le frappent sont sans doute des châtiments. La peste, la guerre, la famine, découlent de deux sources, personnifiées en ces deux puissances néfastes : Catherine de Médicis et Charles de Guise, cardinal de Lorraine. Virulente apostrophe du poëte à cette « Jésabel », venue de Florence pour la perdition des Français, qui, vrai suppôt de Belzébut, comble tous ses déportements par la pratique de la sorcellerie; et à « ce cardinal sanglant », souillé de tant de vices, tour à tour instrument et instigateur d’une criminelle politique. Vision effrayante qu’Henri IV racontait avoir eue au moment de la mort de ce monstre, — sa belle-mère. — A ces frénésies succeed hélas ! une nouvelle et pernicieuse fièvre, celle du duel, de ce détestable esprit querelleur par lequel va se décimant la noblesse qui a survécu jusqu’ici. L’auteur s’accuse d’avoir lui aussi été atteint de cette folie. Les idées que l’on se fait si faussement aujourd’hui de l’honneur et de la vaillance sont mises par lui en regard de celles d’autrefois. Futilité des motifs qui portent les gens à s’entre-tuer ; et combine cependant cette rage est partout répandue, au point que les femmes mêmes n’en sont pas exemptes !— Or, à qui la France doit-elle surtout s’en prendre de tout ce qui lui arrive de funeste? A la « beste étrangère », au pontife, ou plutôt au « loup » romain, lequel s’arroge insolemment le droit de dominer sur les couronnes et de faire de tous les rois autant d’esclaves. Tel est l’évangile que prêche la nouvelle engeance de Loyola, en empoisonnant l’homicide couteau ». Le poëte, se faisant l’interprète des sentiments du peuple, dont il vient de peindre les misères, se frappe la poitrine et se prosterne devant le Seigneur, confessant humblement les péchés commis et implorant la miséricorde divine.

The source of the experience

D' Aubigneé, Theodore-Agrippa

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