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L'Alchornea floribunda Mûller Arg. ou Niando. Par le Docteur RAYMOND-HAMET

Identifier

027924

Type of Spiritual Experience

Background

There are other papers which imply out of body experiences were also obtained, however, this term [or experience] was not known in the doctor's day and as such cannot be recorded

A description of the experience

L'Alchornea floribunda Mûller Arg. ou Niando. Par le Docteur RAYMOND-HAMET.

Plus de quarante années déjà se sont écoulées depuis que Em. de Wildeman fit connaître les singulières propriétés que certaines populations du Congo belge attribuent à une Euphorbiacée indigène, Alchornea floribunda Muller Arg.. Et pourtant, bien qu'au cours de ce demi-siècle, le grand botaniste belge soit revenu plusieurs fois sur cette drogue dont il pressentait l'intérêt, les physiologistes et les phytochimistes sont restés sourds à des appels qui auraient dû faire naître chez eux d'ardentes curiosités.

C'est dès 1907-1908, en effet, qu'ayant déclaré rapporter à Alchornea floribunda un échantillon d'iherbier récolté aux environs de Nola par Fr. Seret, E. de Wildeman (1) prit soin d'ajouter que, d'après ce collecteur, les Mangbettu-Medje qui désignent cette plante sous le nom de Nandu et les Asandu et Abarembo qui la connaissent sous celui de Liandu, en « font une grande consommation.

Les racines séchées au soleil, raclées et réduites en poudre mélangée à du sel, augmenteraient la résistance. Après l'ingestion de ce mélange, ils acquerraient une plus grande force et soutiendraient pendant longtemps la danse.

Les Medje de Nola emploient également la racine fraîche après l'avoir débarrassée de son écorce; ils la font macérer dans l'eau et boivent cette dernière en guise de vin ».

En 1920, dans un mémoire très suggestif, intitulé « Le Niando succédané du chanvre au Congo Belge» (2), le regretté directeur du Jardin botanique de Bruxelles faisait connaître les nouveaux documents qui lui étaient advenus sur cette drogue.

C'était tout d'abord un rapport dans lequel M. Begerem, substitut du Procureur du Roi dans la Région de Wamba (Congo belge- Province orientale), demandait à l'administration centrale de cette colonie de prohiber l'usage du Niando ou Yando qui, très commun d'après lui chez les Mabudu, les Mangbetu, certaines « races qui en dérivent » ainsi que chez les peuplades de l'Uele et « dans les territoires limitrophes de Nepoko », serait aussi et peut-être même plus néfaste que celui du Chanvre déjà précédemment interdit par cette administration. « Bien des crimes, écrit-il, qui sont attribués à l'influence du second sont dus en fait à l'action du premier ou mieux des deux réunis, car la grande majorité des fumeurs de chanvre sont des fanatiques du Niando ».

A l'en croire, les effets de cette drogue, qui est très répandue à l'état spontané et que De Wildeman a pu rapporter à Alchornea floribunda Muller Arg. grâce à des fragments de plantes qui étaient jointes au rapport, vont « de l'excitation simple à l'ivresse dangereuse.

En tous cas le sujet est facilement irritable et toujours une dépression physique profonde, véritable prostration, en rapport direct de la dose absorbée, succède à la période d'agitation. Consommé sans ménagements, le Niando peut avoir des conséquences mortelles.

Chez l'homme, et surtout chez le novice, soumis à l'influence du Niando, on constate une activité anormale du cœur qui bat plus vite et avec une plus grande violence; le sujet devient nerveux, est l'objet de crises bruyantes de joie ou de tristesse sans raisons apparentes, fait preuve d'une vigueur insolite et transpire abondamment. Ses yeux se congestionnent. L'individu intoxiqué acquiert une démarche chancelante et trébuchante; son regard devient hébété, fixe et vague; son intelligence s'atrophie, il est querelleur, se met en fureur sans motifs, parfois s'abat et reste apparemment sans conscience ». D'après M. Begerem, le Niando est utilisé de trois façons. Tantôt l'indigène mélange aux aliments « principalement au sel ou aux arachides » l'écorce détachée raclée et pulvérisée des racines de Niando et obtient une ivresse qui est « bénigne ou violente » suivant sa « constitution physique », le « degré d'intoxication » et la dose de drogue absorbée, celle de 150 g se montrant normalement inébriative. « L'usage sous cette forme, précise M. Begerem, est le plus souvent le fait d'un individu qui cherche une vigueur anormale et momentanée. La verbosité de l'indigène qui expose un palabre, l'impétuosité du porteur qui accomplit son étape en courant, sont fréquemment dues à l'excitation du Niando prise en quantité modérée. Un des effets les plus certains de la poudre de Niando est l'excitation sexuelle.

Ce but est souvent recherché par la femme Mangbetu.

(1)De Wildeman E. — Etudes de systématique et de géographie botanique sur la Flore du Bas et du Moyen Congo, in Ann. du Musé

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The Alchornea floribunda Muller Arg. or Niando. By Dr. RAYMOND-HAMET.
More than forty years have passed since Em. De Wildeman made known the peculiar properties that certain populations of the Belgian Congo attribute to an indigenous Euphorbiaceae, Alchornea floribunda Muller Arg ..

And yet, although during this half-century The great Belgian botanist had returned several times to this drug, the interest of which he foresaw, and the physiologists and phytochemists remained deaf to calls which should have aroused ardent curiosity among them.

It was as early as 1907-1908, in fact, that having reported to Alchornea floribunda a sample of l'herbier harvested around Nola by Fr. Seret, E. de Wildeman (1) took care to add that after this collector, the Mangbettu-Medje which designate this plant under the name of Nandu and the Asandu and Abarembo who know it under that of Liandu, "make a great consumption.

The roots dried in the sun, scraped and reduced to a powder mixed with salt, would increase the resistance. After ingesting this mixture, they would gain greater strength and sustain the dance for a long time.

The Nola Medje also use the fresh root after having rid it of its bark; they make it macerate in water and drink it as wine.

In 1920, in a very evocative memoir, entitled "Le Niando substitute for hemp in the Belgian Congo" (2), the late director of the Botanical Garden of Brussels made known the new documents that had happened to him on this drug.

It was first of all a report in which Mr. Begerem, deputy prosecutor of the King in the Wamba Region (Belgian Congo-Eastern Province), asked the central administration of this colony to prohibit the use of Niando or Yando, which, according to him, is very common among Mabudu, Mangbetu, certain "races derived from it" as well as among the Uele tribes and "in the neighboring territories of Nepoko", would also be and perhaps even more harmful than that of hemp already previously banned by this administration. "Many crimes," he writes, "which are attributed to the influence of the second, are due in fact to the action of the first or the better of the two, because the great majority of hemp-smokers are Niando fanatics."

According to him, the effects of this drug, which is widespread in the spontaneous state and that De Wildeman could report to Alchornea floribunda Muller Arg. thanks to fragments of plants that were attached to the report, go from simple excitement to dangerous intoxication.

In any case the subject is easily irritable and always a deep physical depression, true prostration, in direct ratio of the absorbed dose, succeeds the period of agitation. Consumed without care, the Niando can have fatal consequences.

In man, and especially in the novice, subject to the influence of the Niando, there is an abnormal activity of the heart which beats faster and with greater violence; the subject becomes nervous, is the object of noisy crises of joy or sadness without apparent reasons, shows an unusual vigor and perspires abundantly. His eyes are congested. The intoxicated individual acquires a staggering and stumbling gait; his gaze becomes dazed, fixed, and vague; his intelligence atrophies, he is quarrelsome, gets into rage without motives, sometimes falls down and remains apparently without conscience.

According to Mr. Begerem, the Niando is used in three ways. Sometimes the native mixes with food "mainly salt or peanuts" the loose bark scraped and pulverized Niando's roots and gets an intoxication that is "benign or violent" according to its "physical constitution", "degree of intoxication And the dose of drug absorbed, that of 150 g being normally inebriative. "Use in this form," says Begerem, "is most often the case of an individual who seeks abnormal and momentary vigor. The verbosity of the native who exhibits a palaver, the impetuosity of the wearer who accomplishes his stage in running, are frequently due to the excitation of the Niando taken in moderate quantity. One of the most certain effects of Niando's powder is sexual arousal.
This goal is often sought by the Mangbetu woman.

 

In any case (1) De Wildeman E. - Studies of Systematics and Botanical Geography on the Flora of the Lower and Middle Congo, in Ann. of the Museum

The source of the experience

Scientist other

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Commonsteps

References